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Pourquoi vos e-mails de prospection arrivent en spam chez Gmail (et pas chez Outlook)

SommaireQu'avons-nous observé exactement ?Est-ce un problème d'authentification ?Est-ce le texte de l'e-mail ?Alors, qu'est-ce qui change tout chez Gmail ?Que vérifions-nous maintenant chaque semaine ?Comment savoir si vos e-mails arrivent en spam ?Que faire si Gmail vous met en spam ?

En résumé

  • Mi-septembre 2026, sur nos propres envois : Gmail a classé 31 e-mails de test sur 31 en spam, Outlook en a reçu 22 sur 22 en boîte de réception.
  • SPF, DKIM et DMARC passaient partout : l'authentification n'était pas en cause.
  • Réécrire le message n'a rien changé chez Google : le texte n'était pas en cause.
  • Ce qui comptait, c'était la réputation de l'adresse IP d'envoi auprès de Google.
  • Sur une nouvelle infrastructure : 148 e-mails de test, 0 en spam, chez Google comme chez Outlook.

Vous envoyez un e-mail de prospection propre, authentifié, court. Il arrive en boîte de réception chez Outlook et part en spam chez Gmail. C'est exactement ce qui nous est arrivé mi-septembre 2026. Nous avons mesuré, éliminé les fausses pistes une par une, et trouvé la vraie cause. Voici ce que nous avons appris sur la délivrabilité des e-mails, chiffres à l'appui.

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Qu'avons-nous observé exactement ?

Pour savoir où arrivent nos e-mails, nous envoyons des e-mails de test à des boîtes que nous contrôlons chez Google et chez Microsoft, puis nous regardons s'ils tombent en boîte de réception ou en spam.

Mi-septembre, nous avons fait 53 tests, sur trois domaines d'envoi récents, six boîtes mail et deux textes complètement différents. Le résultat était sans nuance :

MessagerieE-mails de testEn boîte de réceptionEn spam
Google (Gmail)31031
Microsoft (Outlook)22220

Les mêmes e-mails, envoyés depuis les mêmes boîtes, étaient acceptés sans réserve par l'un et refusés en bloc par l'autre. Un résultat aussi tranché a un avantage : il permet d'éliminer des causes.

Est-ce un problème d'authentification ?

C'est la première chose à vérifier, et c'était notre première hypothèse. Trois enregistrements DNS disent aux messageries que vous êtes bien l'expéditeur :

  • SPF liste les serveurs autorisés à envoyer pour votre domaine ;
  • DKIM signe chaque e-mail pour prouver qu'il n'a pas été modifié ;
  • DMARC dit quoi faire d'un e-mail qui échoue aux deux premiers.

Sur nos 53 tests, SPF, DKIM et DMARC passaient partout, chez Google comme chez Microsoft. L'authentification était donc correcte. Elle reste indispensable, mais elle ne suffisait pas.

Est-ce le texte de l'e-mail ?

Deuxième hypothèse : des mots « spammy », un message trop court, trop commercial. Nous avons testé deux textes très différents :

  • un message de trois lignes, volontairement sec ;
  • un message de 90 mots, concret, qui expliquait une offre réelle.

Chez Google, rien n'a bougé : les deux finissaient en spam. Chez Microsoft, les deux arrivaient en boîte de réception. Le texte n'était donc pas la cause.

Exemple

Si votre e-mail part en spam chez un destinataire et pas chez l'autre, avec le même texte, cherchez du côté de l'expéditeur avant de réécrire le message.

Alors, qu'est-ce qui change tout chez Gmail ?

Une fois l'authentification et le texte écartés, il reste la réputation de l'expéditeur : celle du domaine et celle de l'adresse IP du serveur qui envoie. Google la juge avec ses propres critères, et visiblement pas comme Microsoft.

Nos trois domaines étaient récents, et ils partaient de notre ancien hébergement : un serveur de messagerie auto-hébergé. Pour séparer domaine et IP, nous avons monté une nouvelle infrastructure chez un hébergeur de messagerie grand public : 15 boîtes sur 3 nouveaux domaines.

Le même jour, avec le même texte, nous avons comparé les deux :

Ancien serveur auto-hébergéHébergeur grand public
AuthentificationSPF, DKIM, DMARC OKSPF, DKIM, DMARC OK
Texte envoyéIdentiqueIdentique
Google22 sur 22 en spam0 en spam
OutlookEn boîte de réceptionEn boîte de réception
Résultat globalBloqué chez Google148 e-mails de test, 0 en spam, sur 30 tests

La seule différence entre les deux colonnes était l'adresse IP d'envoi. C'est elle que Google sanctionnait.

Que vérifions-nous maintenant chaque semaine ?

Une réputation n'est jamais acquise. Nous avons donc fait de ce test une routine :

Un test par domaine, chaque semaine

Des e-mails de test vers nos propres boîtes chez Google et Microsoft, plus un test de placement.

Authentification

SPF, DKIM et DMARC vérifiés sur chaque test, pas seulement à la mise en place.

Listes noires

Les listes de blocage publiques, consultées pour chaque adresse IP d'envoi.

Pas de test, pas d'envoi

Une boîte n'envoie que si le dernier test dit « boîte de réception ».

Une règle compte plus que les autres : un test qui n'a pas pu conclure ne vaut jamais un succès. S'il manque une réponse, la boîte est considérée comme inconnue et elle attend. C'est moins confortable, mais c'est la seule façon de ne pas envoyer à l'aveugle.

Des volumes modestes

Nos boîtes envoient environ 5 e-mails de prospection par jour chacune. Une montée en volume trop rapide est l'un des moyens les plus sûrs d'abîmer une réputation neuve. Mieux vaut plusieurs boîtes qui envoient peu qu'une seule qui envoie beaucoup.

Comment savoir si vos e-mails arrivent en spam ?

Inutile d'attendre que vos prospects ne répondent pas. Vous pouvez le mesurer vous-même :

  • créez une ou deux boîtes de test chez Gmail et chez Outlook ;
  • envoyez-leur exactement l'e-mail de prospection que vous allez envoyer, depuis la même boîte ;
  • notez où il arrive : boîte de réception, onglet Promotions, ou spam ;
  • recommencez chaque semaine, et à chaque nouveau domaine ou nouvelle boîte.

Une adresse invalide nuit aussi à votre réputation : chaque rebond compte contre vous. Vérifiez les adresses avant d'écrire, comme nous l'expliquons dans notre guide de la prospection B2B.

Que faire si Gmail vous met en spam ?

Dans l'ordre, du moins coûteux au plus radical :

  • Vérifiez l'authentification : SPF, DKIM et DMARC doivent passer. C'est la base.
  • Testez deux textes différents : si les deux finissent en spam, ce n'est pas le texte.
  • Comparez Gmail et Outlook : un écart net désigne la réputation chez Google.
  • Changez de serveur d'envoi si l'écart persiste : c'est ce qui a tout débloqué pour nous.
  • Gardez des volumes bas et un domaine dédié à la prospection, pour protéger votre domaine principal.

La délivrabilité ne remplace pas un bon message ni un bon moment pour écrire. Elle décide seulement si votre message est vu. Sur le fond, voyez notre guide de la prospection commerciale.

Questions fréquentes

Pourquoi mes e-mails arrivent en spam chez Gmail mais pas chez Outlook ?

Chaque messagerie juge l'expéditeur avec ses propres critères. Dans notre cas, avec une authentification correcte et le même texte, Google rejetait la réputation de nos adresses IP d'envoi alors que Microsoft les acceptait.

SPF, DKIM et DMARC suffisent-ils pour éviter le spam ?

Non. Ils sont indispensables : sans eux, un e-mail a peu de chances d'arriver. Mais ils prouvent seulement que vous êtes bien l'expéditeur, pas que vous êtes un expéditeur de confiance.

Changer le texte de mon e-mail peut-il le sortir du spam ?

Rarement à lui seul. Nous avons remplacé un message de trois lignes par un message concret de 90 mots : Google l'a classé en spam exactement pareil.

Comment savoir si mes e-mails arrivent en boîte de réception ?

En envoyant des e-mails de test à des boîtes que vous contrôlez chez Gmail et chez Outlook, puis en regardant où ils arrivent. Refaites-le régulièrement : une réputation change.

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Romeo repère chaque jour les entreprises qui ont besoin de vous et écrit le premier message. Rien ne part sans votre accord.

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